Interparfums

19 février 2010 at 11:04 (Histoire de marques) (, , , , , , , , )

J’ai eu l’opportunité d’assister à une conférence d’Interparfums hier soir. Cette société créée en 1982 par Philippe Benacin et Jean Madar, deux anciens de l’ESSEC, a su se faire sa place dans le marché mature et hautement concurrentiel qu’est la parfumerie.

L’entreprise crée, fabrique et distribue des parfums de prestige sur la base de contrats de licence conclus avec de grandes marques de haute couture, de prêt-à-porter, de haute joaillerie ou d’accessoires. Parmi ses plus grandes marques, on compte Burberry, Lanvin, Van Cleef&Arpels et Paul Smith. La stratégie de la société est basée sur une croissance interne favorisée par le développement des marques sous licence comme Burberry (extension et création de nouvelles lignes) et sur la croissance externe par l’acquisition de nouvelles marques comme Jimmy Choo. Si Interparfums est principalement orientée vers l’export et a donc souffert de la crise économique, elle a su maintenir un certain équilibre grâce à une bonne couverture de change.

La conférence avait pour objet de nous présenter la société et son activité. Si la plupart des informations sont facilement accessibles par le grand public, notamment grâce à leur site internet, nous avons tout de même pu bénéficier d’un « insight » plus poussé grâce à certaines explications concernant les critères de choix des marques sélectionnées pour entrer dans le portefeuille de la société ainsi que des petites informations sur le lancement de certaines lignes de produits.

En dehors des dates et chiffres clés, la description de l’activité et du portefeuille de marques, les deux dirigeants ainsi que la chef de groupe, nous ont régalés de petites anecdotes sur les collaborations avec la marque Burberry notamment, l’une des marques phares de la société. La projection de films de publicité comme pour Van Cleef&Arpels et Burberry Sport ou le making off de la pub de Paul Smith, ont permis une meilleure immersion dans l’univers d’Interparfums.

Personnellement, j’ai surtout aimé l’attitude des dirigeants, faisant preuve d’humour et de sincérité. Ne cachant ni leurs échecs ni leurs déceptions. Comme l’histoire de la marque de soin pour homme Nickel qui visiblement est un fiasco pour l’entreprise ou les parfums Christian Lacroix qui n’ont pas remplis les objectifs et attentes de l’Interparfums.

La présentation commercialo-marketing destinée aux financiers pouvait avoir un côté quelque peu trop lisse qui a été relevé grâce aux commentaires un peu plus personnalisés de Philippe Benacin et Jean Madar.

Par ailleurs, j’avoue avoir surtout été contente que les nouveaux projets de l’entreprise nous soient brièvement dévoilés. Certes, il ne s’agit pas de secrets d’Etat ni d’avant-première, mais il n’empêche que ces informations ne sont pas encore largement diffusées.

Ainsi peut-on nommer le lancement d’un nouveau parfum de Van Cleef&Arpels: Oriens, toujours dans l’optique de repositionnement haut de gamme de la marque qui avait perdu un peu de prestige au fil des années. Le parfum Féérie avait initié le mouvement en reprenant les codes ancestraux de la marque de joaillerie grâce notamment à son flacon lourd et sophistiqué, digne d’un bijou de luxe. Oriens est lui aussi un jus habillé de lumière et d’éclats. Le flacon en forme de boule surmontée d’une pierre précieuse renoue avec la tradition joaillère de la marque. Le flacon fait d’ailleurs référence à une bague en tourmaline d’une collection de bijoux de Van Cleef &Arpels. L’esthétique visuel rappelant un pays d’Asie (un paysage baigné dans la chaude lumière du coucher de soleil avec en arrière-plan une pagode) contribue à créer cette impression d’excellence, d’intemporalité et de luxe. J’ai hâte de découvrir ce parfum qui ne sortira à priori qu’au deuxième semestre 2010.

Parmi les nouveautés, on trouvera aussi une ligne de maquillage Burberry. Interparfums est positionné sur le secteur parfums mais il a semblé cohérent à la société et à Burberry de se lancer dans le segment du maquillage. La marque Burberry se dit haute en couleurs et se voit donc des affinités avec le domaine du maquillage qui en joue à chaque saison. Cette ligne sortira également fin 2010/début 2011.

Il ne faut surtout pas oublier le lancement d’un parfum Jimmy Choo! En effet, la société à décidé de collaborer avec le créateur de chaussures de luxe très en vogue aux Etats-Unis (et même chez nous!). Pour gagner en visibilité et accroître la diffusion de la marque, Jimmy Choo a voulu se différencier en investissant le marché du parfum. Bien sûr le parfum devra être à l’image de la marque: mode, très show-off et bling-bling.

Bien qu’Interparfums travaille surtout sur le mode de licences, la société détient quelques marques en propre dont Nickel. Si les parfums créés et fabriqués par l’entreprise sont principalement destinés au mass-market de luxe (le « mass-tige ») et doivent donc répondre à des critères très précis, Philippe Benassin se défend d’avoir recours aux tests consommateurs et aux groupes d’évaluation. J’avoue être surprise par cette affirmation, car il est extrêmement rare que les groupes de parfum distribuant des parfums de grande consommation même de luxe n’ait recours à ce genre de techniques permettant de garantir leurs arrières, réduire les risques et multiplier les bénéfices. En même temps, la société veille à avoir une croissance stable et constante mais non exponentielle et préfère éviter les lancements à tout va, quitte à faire moins de bénéfices mais garantir la qualité de ses produits et la pérénnité de l’entreprise.

En conclusion, il a été intéressant pour moi d’assister à cette conférence, qui avait pour moi parfois des allures de cours de marketing me rappelant mon temps sur les bancs de la fac (ah la nostalgie!), mais présentait tout de même un caractère nouveau grâce à l’apport de quelques annecdotes sur la vie des marques et la présentation des lancements à venir.

Pour aller découvrir le groupe: http://www.inter-parfums.fr/actualites.php

Source photo: burberry

Permalien 2 commentaires

Quelle pédagogie pour le parfum?

16 février 2010 at 12:53 (Parfum et Musique) (, , , , , , , , , , , , , , , )

Chose promise, chose due! Voici mon « rapport » de la dernière conférence orchestrée par Marie-Anouch Sarkissian à la Sorbonne lundi 01 février!

« Quelle pédagogie pour le parfum? » est la conférence clôturant avec brio le cycle Parfum et Musique initié en juin 2009. J’espère d’ailleurs que Marie-Anouch poursuivra ses recherches et nous fera à nouveau part de ses réflexions prochainement!

J’ai beaucoup apprécié cette conférence car son approche à la fois universitaire et « entrepreneurial » nous a permis d’appréhender le thème Arts et Parfum sous différentes facettes. Marie-Anouch a eu l’excellente idée d’inviter Madame Barbara Le Portz, Directrice Générale de Fragrance Intelligence. A travers son intervention, Mme Le Portz a souligné l’importance capitale des échanges fréquents entre artistes et parfumeurs et de leur influence bénéfique sur le travail des uns et des autres.

Les rencontres qu’elle organise régulièrement favorisent le rapprochement entre peintres, sculpteurs, musiciens et parfumeurs. Mme Le Portz encourage les artistes à étendre leur champ de création en allant à la découverte d’autres disciplines artistiques. Les rencontres entre peintres, sculpteurs, musiciens, et écrivains existent déjà depuis longtemps mais les parfumeurs y étaient plus ou moins exclus car le parfum a longtemps été considéré comme un art mineur voire une activité industrielle tout simplement. Mme Le Portz a contribué à restituer le statut du parfumeur en initiant des projets rassemblant artistes et parfumeurs.

Ainsi a-t-elle notamment eu l’idée de demander à des parfumeurs de créer librement des compositions olfactives en s’inspirant d’une oeuvre d’art. Une expérience particulièrement forte a été la création de parfums à partir de sculptures de l’artiste Claudine Drai. Nous avons eu le plaisir de pouvoir découvrir des parfums comme « Spinale » et « Présence ». J’ai personnellement été frappée par ces deux créations et la force olfactive qu’elles en dégageaient. J’aurais aimé pouvoir confronter directement sculpture et parfum pour essayer de percevoir ce que le parfumeur a ressenti en créant le parfum inspiré de l’oeuvre d’art. Mais même en absolu, le parfum « Spinale » par exemple a quelque chose de captivant. Je me suis surprise à vouloir humer le parfum en continu, à l’aspirer en moi, à me l’approprier complètement. C’est un parfum très frais et métallique à la fois. En le sentant, il me semble inspirer l’essence vitale. Spinale, la colonne vertébrale, ce qui soutient notre corps et la vie en lui? C’est effectivement ce que je ressens.

J’aimerais beaucoup pouvoir assister à ce genre d’expériences et de rencontres inter-artistiques. C’est hautement fascinant et stimulant!

Mme Le Portz nous a également fait part d’une expérience faite avec Claudine Drai autour du parfum Flower By Kenzo. L’idée était de sentir le parfum et d’écrire tout ce à quoi il vous faisait penser et vous inspirait. Mme Le Portz et Mme Drai ont séparément noté leurs impressions et les ont comparé par la suite. Si le choix des mots et le style d’écriture varient, les sensations, les images et les émotions évoquées se ressemblent beaucoup. Le parfum Flower leur inspire la fraicheur, l’innocence, la pureté d’un côté, et la sensualité, la féminité, l’érotisme de l’autre côté. Un parfum de peau. Un parfum intime et intimiste. Un parfum cocoon, un parfum d’essence de vie… Il était intéressant de pouvoir retracer ces impressions émanant de deux femmes différentes. La lecture de leurs textes nous plonge dans l’univers du parfum et de ses évocations. Depuis cette rencontre, je perçois le parfum Flower complètement différemment. Il est vrai que je n’ai jamais fait que le sentir rapidement, je ne suis jamais allée à sa découverte comme l’ont pu faire Mme Drai et Mme Le Portz.

Il serait d’ailleurs intéressant de donner ce genre d’exercice à faire à son entourage, passionné de parfum ou non, et de récolter leurs impressions et analyses.

Je ne vous citerai pas tous les exemples de rencontres inter-artistiques donnés par Mme Le Portz, mais la confrontation entre Sculpture et Parfum, Musique et Parfum et Peinture et Parfum qu’elle a provoquée, est intriguante et passionnante à la fois. Ce sont ces rencontres qui nous inspirent le plus. J’aime bien comparer ces rencontres inter-artistiques avec les rencontres inter-culturelles. Ceux qui me connaissent savent mon intérêt pour les cultures étrangères et ma passion des voyages. Je n’ai jamais été aussi inspirée que lorsque j’ai fait la connaissance de personnes issues d’une autre culture que la mienne. Les rencontres et les voyages ont façonné mon esprit et ma personnalité. La diversité culturelle m’a incroyablement enrichie. A tel point d’ailleurs, que le manque de cette confrontation avec l’autre, l’inconnu et l’étranger, provoque en moi un vide.

Pour revenir à la conférence, après que Barbara Le Portz nous ait détaillé ces merveilleuses expériences, Marie-Anouch Sarkissian a repris le relais pour nous faire part de son analyse portant sur la comparaison entre langage du parfum et langage des arts. Elle nous a exposé différentes théories prouvant ou contredisant la similitude entre vocabulaire parfumé et musical par exemple. Certains exemples ayant été évoqués lors de ses précédentes conférences (Septimus Piesse et son traité sur « L’art oublié du parfum », Edmond Roudnistka dans « Esthétique de l’Odorat » etc), je ne m’étendrai pas sur ce sujet. Je souhaite toutefois vous parler du concert parfumé, autre sujet abordé lors de cette conférence.

Marie-Anouch nous a cité un extrait du livre d’Aldous Huxley « Le meilleur du monde » évoquant un concert parfumé imaginaire. Je vous fait part ici de l’extrait en question:

« L’orgue à parfums jouait un Capriccio des Herbes délicieusement frais, des arpèges cascadants de thym et de lavande, de romarin, de basilic, de myrte, d’estragon ; une série de modulations audacieuses passant par tous les tons d’épices, jusque dans l’ambre gris ; et une lente marche inverse, par le bois de santal, le camphre, le cèdre et le foin frais fauché avec des touches subtiles, par moments, de notes discordantes – une bouffée de pâté de rognons, le plus mince soupçon de fumier de porc,  pour revenir aux aromates simples sur lesquels le morceau avait débuté. Le dernier éclat de thym s’estompa ; il y eut un bruit d’applaudissements ; les lumières se rallumèrent. »

Marie-Anouch utilise cet extrait pour illustrer la similitude entre langage musical et langage parfumé.

Par ailleurs, pour illustrer le concept de concert parfumé, Mlle Sarkissian nous a projeté l’enregistrement d’un concert parfumé de 1989 orchestré par Martin Gras, compositeur de parfum et Louis Dunoyer de Ségonzac, compositeur de musique.

En conclusion, Marie-Anouch a voulu, à travers cette conférence dédiée à la pédagogie des parfums, nous convaincre de l’utilité voire de la nécessité d’introduire l’apprentissage de disciplines artistiques, ou du moins de leur Histoire, dans le programme de formation d’un parfumeur. En effet, elle nous a brillamment exposé à travers de multiples exemples, de l’importance de la confrontation entre les différentes disciplines et des rencontres interartistiques. Grâce à ces interactions entre les différents univers de l’art, les acteurs s’influencent mutuellement, étendent leur champ de connaissance et de culture et par conséquence disposent d’une palette beaucoup plus fournie d’instruments de création.

Sans être artiste, j’ai toujours été convaincue de la nécessité de cet apprentissage inter-disciplinaire et la conférence de Marie-Anouch Sarkissian n’a fait que renforcer cette conviction et cette envie d’aller vers l’autre quel que soit d’ailleurs son domaine d’activité. Tout un chacun peut nous influencer ou nous inspirer à travers ses expériences de vie. L’ouverture du coeur et de l’esprit ne peut qu’engendrer des conséquences positives, que ce soit dans le domaine de l’art, de la culture, ou tout simplement dans les relations inter-personnelles.

Permalien 3 commentaires

Sa Majesté la Rose

14 février 2010 at 12:41 (Découvertes parfumées) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Longtemps la rose a-t-elle été délaissée, boudée et même décriée. Jugée trop vieillote, trop poudrée, trop « dadame ». Cette fleur injustement connotée « has been » a enfin et à nouveau le vent en poupe! Les différentes Maisons de parfums la remettent à l’honneur et les jus à base ou créés autour de la rose connaissent un nouvel engouement.

Si j’ai toujours aimé l’odeur de la rose, je n’ai jamais vraiment adopté de parfum où la rose était star. Pourtant la rose, fleur si fragile et puissante à la fois, m’évoque tant de doux souvenirs d’enfance. Les roses sauvages du jardin de mes parents, celles cultivées dans le « parc » de mes grands-parents, les roseraies de Bagatelle… Dès ma plus tendre enfance, j’ai adoré plonger mon nez pourtant délicat dans cette fleur si fraiche et suave à la fois. D’ailleurs certaines confitures de pétales de rose m’évoquent encore aujourd’hui la sensation éprouvée autrefois. Un mélange d’innocence et de sensualité, une odeur légère et vive, un parfum jeune et ancien à la fois…

La rose a beau jouir, malgré elle, d’une réputation de quasi-antiquité, elle peut être extrêmement contemporaine. Saviez-vous que la rose possédait plus de 500 molécules odorantes? Elle peut se faire tour à tour fraîche, verte, fruitée, mieillée, épicée, boisée, citronnée, poudrée… Tout dépend de sa variété, de son origine, du climat dans lequel elle prospère et de l’emploi qu’on en fait.

J’ai à nouveau renoué avec la rose sous forme de parfum, en découvrant Rose Barbare de la collection l’Art et la Matière de Guerlain il y a environ 3 ans. Un parfum dont la beauté et la construction olfactive ne m’ont pas laissée indifférente. Classique et contemporaine à la fois, la rose s’y fait poudrée mais un peu métallique également notamment grâce (ou à cause selon le point de vue) aux aldéhydes tout en restant à l’état quasi-sauvage. Un parfum opulent et léger à la fois. Contrastée et haute en couleur, elle se fait pétillante et douce en même temps. Ses aspects mieillés et musqués ont certainement contribué à me séduire. Si je ne la porte que très rarement, cela est sans doute dû aux notes de patchouli que j’ai toujours du mal à apprivoiser. Et même si elle reste peu poudrée par rapport à certains parfums de rose classiques, elle le semble malgré tout l’être encore trop pour moi. Je la garde donc précieusement au fond d’un tiroir à l’abri de la lumière pour la ressortir de temps à autre quand le besoin d’une bouffée florale s’impose.

En parlant de la rose, j’ai découvert les Parfums de Rosine récemment dont le travail repose justement sur des créations autour de cette reine des fleurs. Les Parfums de Rosine sont un parfait exemple prouvant aux personnes qui ne sont pas à fortiori attirées par la rose, que l’on peut l’aimer et la porter malgré tout. Car si la rose est présente dans tous leurs parfums, elle y est plus ou moins traitée en majeur ou mineur selon les occasions et surtout révèle de nombreuses facettes souvent insoupçonnées. Je vous en reparlerai bientôt notamment en vous faisant découvrir Secrets de Rose, l’un des plus récents parfums de la Maison.

Un autre parfum composé autour de la rose que je souhaite découvrir, est Lipstick Rose des Editions Frédéric Malle. Décrit comme gai et sophistiqué à la fois, ce jus est censé être la représentation de la femme glamour et sophistiquée, se préparant dans son boudoir pour une grande soirée. Comme le nom l’indique, la rose est ici traitée dans son aspect cosmétique notamment avec la « reproduction » de la senteur typique d’un baton de rouge-à-lèvres. J’ai découvert quelques majeures fragrances des Editions de parfums Frédéric Malle il y a quelques semaines, mais j’avais mis Lipstick Rose de côté à l’époque, préférant me consacrer à l’apprivoisement de jus avec lesquels je me sentirais plus facilement en harmonie. Mais ce n’est que partie remise, je partirai à sa recherche olfactive très bientôt.

Dans les créations récentes, on trouve Parisienne d’Yves Saint Laurent. Personnellement, je n’ai pas accroché. Si son nom évoque une femme sensuelle, libre et amoureuse, représentée par la célèbrissime Kate Moss, je n’y ai vu qu’un autre jus créé pour des minettes de 20 ans souhaitant ressembler à leur icône fashion pas si parisienne que cela! J’avoue d’ailleurs trouver quelque peu étrange le choix d’une égérie américaine pour un parfum étant censé être typiquement français et parisien en l’occurence! Un parfum qui se veut chic et sophistiqué, intemporel et moderne à la fois. Pour le côté moderne je veux bien, mais chic? Je ne sais pas.

Il existe des parfums à la rose que j’ai envie de (re-) sentir et (re-) découvrir. Je pense notamment à For Her, de Narciso Rodriguez ou Nahéma de Guerlain. Parmi les anciennes créations, je suis tentée de partir à la recherche de Guerlarose de Guerlain ou Royal White Rose de Lubin (peut-être par l’intermédiaire de l’Osmothèque de Versailles, conservatoire international des parfums).

Et parmi les nouveaux jus récents, Rose Oud by Killian et Rose Wood Blackcurrant de Korrès me font de l’oeil. A voir s’ils sauront captiver mon nez…Par ailleurs, j’ai trouvé assez attirante la nouvelle eau de Dior: Forever and ever. Je l’ai humé il y a quelques semaines à son lancement plus ou moins secret au Sephora des Champs-Elysées. La rose y est traitée dans toute son innocence et sa fraicheur, une rose romantique pour jeunes premières…

Et vous, êtes-vous tombés sous le charme de la rose? Si oui, laquelle susurre le plus tendrement à votre oreille? Y en a t-il une qui vous chamboulle les sens? Vous fait frémir ou frétiller le nez? Ou pensez-vous toujours qu’elle est réservée à votre grand-mère? Faites-moi part de vos impressions!

Permalien 6 commentaires