Du sniff au bien-être

14 mars 2014 at 5:27 (Impressions olfactives) (, , , , , , , , , , , )

621681_280x210Point de drogues « dures » chez moi. Ni alcool ni cigarette et encore moins des substances plus dangereuses. Quand j’ai besoin d’un petit remontant, je me contente d’un sniff. Oui, mais pas n’importe lequel!Le matin quand je prépare mon thé pour le petit déjeuner, je plonge mon nez dans le sachet qui exhale tous les parfums et arômes si riches de mon thé parfumé. Un grand coup de coeur pour le Thé des Impressionnistes de Mariage Frères! Je ne peux m’empêcher de le renifler à chaque usage! Le nom est particulièrement seyant. Je me sens tout de suite transportée dans une oeuvre d’un grand peintre de ce courant artistique. En humant ce thé vert au parfum floral-épicé doux, un paysage inondé d’un soleil brumeux s’ouvre à mon regard intérieur. Je perçois des contrastes de lumière, le jeu du clair-obscur, les rayons du soleil qui transperçe les nuages après une courte pluie estivale, caresse avec délice les fleurs épanouies sous mes pieds. Les odeurs du jasmin, de la mauve, de la lavande et de la vanille se mêlent en douceur et captent mes narines. Je me sens enivrée, légère et emplie d’un bien-être profond. Mes émotions sont aussi contrastées et multiples que l’art qui les inspire.

D’autres petits rituels olfactifs contribuent à me ressourcer. Le parfum enveloppant, sensuel et chaleureux de ma Spiritueuse Double Vanille fétiche. Au premier pschitt, je me réveille au tourbillon des agrumes frais (bergamote) et des épices claquantes (baie rose). Puis, plus les notes se posent, s’opposent et se mêlent entre elles, le parfum imprègne ma peau en profondeur. Les accords évoluent au rythme de mes pas et aux battements de mon cœur. Le parfum prend des inflexions fumées boisées avec le cèdre et l’encens avant de devenir liquoreuse grâce au rhum, à la vanille et au benjoin. Étrangement, les notes florales de la rose bulgare et de l’ylang-ylang ressortent assez peu sur moi. Le parfum vibre au diapason avec ma peau, m’ensorcelle pour mieux charmer. J’ai rarement été aussi fidèle à un parfum. Je l’ai véritablement dans la peau, il fusionne avec moi et devient ma signature olfactive très personnelle. Le porter me rassure tout en me rendant ultra-sensuelle. Il n’est pas rare qu’on me suive à la trace en me disant: « vous sentez si merveilleusement bon, quel est donc votre secret? ».

L’univers des odeurs me fascine depuis des lustres, ceux qui me connaissent peuvent témoigner de ma passion. Si je vous ai précédemment parlé de compositions olfactives élaborées du monde culinaire et parfumé, j’avoue aussi un attachement particulier aux notes très simples et régressives de mon enfance. Ainsi la lavande et la fleur d’oranger me font voyager. La lavande me rappelle le jardin de mes grands-parents à la campagne ainsi que la douce odeur réconfortante de mon grand-père. C’est sans doute en respirant quotidiennement Pour un Homme de Caron à chaque baiser que j’ai commencé à adorer l’accord vanille/lavande. La fleur d’oranger me rappelle plus ma grand-mère et ses gâteaux. Madeleine à l’ancienne ou Charlotte aux fruits toujours rehaussées d’une touche de fleur d’oranger. Bien sûr, il y a aussi ces notes gourmandes plus « industrielles ». L’odeur des bonbons Haribo ou du chocolat Kinder (attention la version allemande, nettement plus gustative et qualitative! ;-)) Le massepain aussi des boules Mozart ou du Marzipanbrot. La liste de mes addictions gourmandes est longue! Côté arômes plus naturels et sains, je compte les fruits comme le melon, la figue, la pèche blanche et les cerises parmi mes péchés mignons. Certes, le goût est ici prépondérant mais l’odorat joue un rôle non moins important pour ouvrir l’appétit. C’est en sentant les arômes exhalés par ces fruits, que l’eau me monte à la bouche!

Ceci n’est qu’un aperçu et avant-goût de mes préférences olfactives. Je me suis déshabillée pour vous le temps d’un article. A votre tour de vous mettre à nu!

Quelles sont vos senteurs, odeurs addictives? Quels « sniffs » provoquent des sensations de bien-être en vous? Dites-moi tout!

Article rédigé par mes soins sur un autre support média il y a 3 ans.

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Quand la Haute Cuisine courtise le Palais Royal‏

17 juillet 2011 at 4:41 (Cuisine et parfum) (, , , , , , , , )


Pour sa première édition, le salon de la Haute Cuisine a choisi un lieu particulièrement idyllique: les jardins du Palais Royal. Cet endroit chargé d’histoire fait partie de mes spots préférés à Paris. J’aime y flâner, admirer les devantures des boutiques de mode et de parfum et m’installer au sein des petits îlots de verdure pour dévorer le dernier roman à la mode (ou pas).

Ce vendredi c’est un peu par hasard que je me suis rendue à ce premier cabinet de curiosité culinaire, à la croisée des chemins entre mode et gastronomie. J’avais rendez-vous avec un ami parfumeur de passage à Paris qui souhaitait me faire découvrir sa dernière création olfactive. J’avais choisi le Palais Royal comme lieu de rencontre car je trouvais qu’il s’y prêtait particulièrement. Ses galeries abritent en effet deux parfumeurs d’intérêt: Les Salons du Palais Royal de Serge Lutens et Les Parfums de Rosine. Et à proximité, se situent d’autres hauts lieux de la parfumerie: Les Editions Frédéric Malle près de Concorde, les Parfums Jovoy à la Place Vendôme et bien sûr les Maisons Annick Goutal et Guerlain pour ne nommer que quelques uns des acteurs qui comptent.

Le matin même j’avais découvert fortuitement l’existence de ce salon de la Haute Cuisine. Alléchée par la perspective d’entraîner mes papilles dans une nouvelle aventure gustative, c’est avec enthousiasme que j’ai accepté l’offre dudit ami autant passionné que moi des sensations multisensorielles.

Au menu:
1) Plaisir des yeux:

– expo photo autour des métiers de l’art et de ses acteurs avec un focus sur cet outil organique indispensable qu’est la main
– mise en scène d’une table virtuelle avec ses tentations gourmandes
– expo couture et gastronomie: de magnifiques créations vintage côtoient de délicieuses gourmandises: une collaboration entre Didier Ludot et la Maison Ladurée

2) Extase des papilles:

– dégustations de différentes variétés de cressons, de feuilles et de fleurs: grand coup de coeur pour les feuilles de shiso au goût de cumin, les feuilles d’huître à la saveur marine et salée, le bouton du Sechuan à la sensation pétillante et électrique..
– petite mise en bouche sucrée avec les mini religieuses à la crème de citron vert
– délice fruitée avec la petite verrine à la mangue rehaussée de vinaigre balsamique et de sirop de fleur
– réminiscence de souvenirs d’enfance grâce aux topping pétillants et craquants

3) Curiosité intellectuelle:

– Différentes animations et cours de cuisine étaient proposés aux professionnels et au grand public

– Conférences et rencontres avec des personnalités du monde de l’art, de la mode, de la Haute Cuisine et du parfum

Si je regrette n’avoir pu réellement satisfaire ma curiosité intellectuelle n’ayant assisté à aucune des rencontres et débats organisés, j’ai cependant étanché ma soif de surprises culinaires en tout genre. Ce salon de la Haute Cuisine a été pour moi une grande aventure multi-sensorielle qui a mis en émoi mon goût comme mon odorat. Un pur enchantement des sens que j’ai hâte de renouveler!

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Amaranthine de Penhaligon’s: un songe féérique et exotique

17 juillet 2011 at 4:35 (Découvertes parfumées) (, , , , , )

Rien de tel qu’une petite escapade imaginaire vers des contrées ensoleillées pour une journée morose et pluvieuse comme aujourd’hui. Quand l’été ne veut venir à moi, je m’en vais à sa rencontre grâce à un petit « sniff » olfactif.

Il y a peu de temps j’ai découvert Amaranthine, un parfum de la maison anglaise Penhaligon’s. C’est justement un jour de grand soleil à la chaleur étouffante que j’ai décidé de me réfugier dans le temple du shopping british à Paris: Le « department store » Old England. J’aime particulièrement « fureter » du côté des parfums. Le magasin propose une sélection de marques anglaises comme Miller Harris et Penhaligon’s.

Le packaging attire tout de suite mon regard. Une boite carrée longiligne de couleur prune foncée et décorée de dessins en filigrane inspirés d’un bestiaire fantastique. Il en faut peu pour emballer mon imagination. Me voilà envolée sur les ailes d’un phoenix en route pour une destination exotique et lointaine. Le nom prolonge le songe. Amaranthine…J’imagine une princesse immortelle mi fée mi humaine alanguie sur un lit fait de lianes et fleurs solaires rêvant d’un prince charmant qui viendra la réveiller et libérer de son sommeil éternel.

Je poursuis la découverte onirique en débouchant le flacon. En verre transparent, il est simplement orné d’une étiquette ronde reprenant en coloris argenté les motifs végétaux de la boite. Au centre trône le nom du parfum: Amaranthine. Le col du flacon est ceint d’un ruban en résille métallisée argentée. Il est temps de vérifier si l’impression visuelle rejoint la promesse olfactive. Je renifle discrètement le vaporisateur, puis en quelques pressions, libère un nuage parfumé. Et….

Et…l’enchantement des sens se prolonge. Je suis immédiatement captivée par le bouquet de senteurs qui se révèle à moi. Une explosion de couleurs solaires d’un jaune très lumineux apparaît devant mes yeux tel un feu d’artifice. Je m’éloigne de la forêt tropicale imaginée il y a quelques instants pour me retrouver sur une plage au sable blanc très fin. La mer de couleur turquoise semble s’étendre à l’infini. Les vagues me lèchent doucement les pieds. Je ressens une grande allégresse, un large sourire comme définitivement accroché à mes lèvres…J’irradie le bien-être… J’inspire par grandes goulées l’air marin vivifiant avant de capter quelques odeurs épicées. Je me tourne en quête de l’origine de ses effluves exotiques. Mes narines frémissent légèrement. Ne serait-ce pas de la cardamome et de la coriandre que je sens? Serais-je en Inde? Tout d’un coup l’ambiance olfactive change. Je perçois à présent une odeur de fleur d’oranger qui me rappelle les pâtisseries de mon enfance. Puis un bouquet de fleurs blanches semble m’assaillir de ses effluves capiteuses. Suis-je à Grasse ou en Egypte? J’ai l’impression de me noyer dans les nuances riches et opulentes du jasmin. Voilà que la fleur des Comores lui vole la vedette et m’ensorcelle. Je me délecte de cette sensation dépaysante et exotique qui m’enivre les sens. J’ai la tête qui tourne, je perds pied. Où suis-je? Ai-je fait le tour du monde en quelques minutes à peine? Je ressens une petite faim me tenailler le ventre. Une envie de douceur subite. Un lait chaud parfumé à la vanille, à la fève tonka et aux muscs blancs?

Soudain, je rouvre les yeux. Et je me souviens. Je me trouve chez Old England, boulevard des Capucines. Je sors du magasin comme en transe. Après la fraicheur sombre, le soleil estival semble me brûler la peau et pourtant je n’en ai cure. J’ai l’impression de flotter sur un nuage d’épices enroulées de feuilles de banane verte. Je ne peux m’arrêter de renifler mon avant-bras que j’ai rebaptisé de cette liqueur aphrodisiaque nommée Amaranthine. Qui aurait cru qu’un parfumeur anglais saurait me transporter si loin et si voluptueusement? Plus je m’éloigne du lieu qui fut le théâtre de mes songes olfactifs, plus je me sens déchirée. Une force irrésistible m’incite à reculer. J’ai envie de retourner sur mes pas, de faire un caprice et d’emporter avec moi cette eau miraculeuse. Comme dans une bulle, je me rends à mon cours de sport. Pour une fois, je suis particulièrement motivée et n’ai de cesse que la séance se termine… pour retrouver la belle endormie. Je cours à perdre haleine de peur de rater le rendez-vous. C’est que la belle s’offre à moi sous ses atours les plus séduisants. Enivrée, je craque devant l’offre irrésistible et emporte ce concentré de volupté exotique avec moi. J’ai rarement eu un tel coup de foudre pour un parfum. Ma Spiritueuse Double Vanille pourrait bien en devenir jalouse

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D’amour et de parfums

21 janvier 2011 at 10:52 (Lectures parfumées) (, , )

Article rédigé par mes soins début novembre sur un autre support

 


Avant de vous emmener dans les coulisses du célèbre malletier français, j’ai envie de vous conter un autre voyage imaginaire. Un périple qui m’a transportée dans d’autres sphères poly-sensorielles que je prends plaisir à explorer très fréquemment.

Depuis deux nuits, il me tient compagnie, me berce jusqu’à ce que je tombe dans un délicieux sommeil et peuple mes rêves les plus fous. Grâce à lui, je connais l’extase suprême, la jouissance profonde et une éternelle soif de découverte… Mais que croyez-vous donc? Je veux parler de l’univers magico-olfactif du parfum! Ou plus concrètement d’un recueil d’histoires parfumées.

Le bien-nommé «  Parfums d’amour » se révèle un excellent remède alternatif pour pallier aux longues nuits d’insomnies. J’avoue que la polémique qui fait rage depuis 3 semaines a quelque peu temporisé mon envie d’ouvrir ce livre récemment écrit par Jean-Paul Guerlain. Puis mon impatience s’est avérée trop grande pour être ainsi contenue et j’ai décidé de tourner la page…

Hmmh, rien que le léger bruit que laisse échapper le couvercle du somptueux coffret augure de délicieuses découvertes…Le fin grillage orné du double G emblématique permet de jeter un premier regard concupiscent sur ce petit livret à la couverture épaisse teinte de blanc et esquissée de délicates branches semblant ployer sous le poids des fleurs de cerisiers…Encadré par ce tableau évocateur, se révèle en lettres dorées le nom du parfumeur et le titre de l’ouvrage. On imagine les trésors qu’il recèle…

Après une dernière caresse presque amoureuse, je décide de briser la tranche dorée et de feuilleter les pages…Et me voilà d’emblée plongée au coeur de la première histoire d’amour de Jean-Paul Guerlain – Samsara ou un voyage en Inde.

A bientôt pour la suite de l’aventure…

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Parfums d’amour

21 janvier 2011 at 10:42 (Lectures parfumées) (, , , , , , , )

Article rédigé début septembre 2010

Je viens d’apprendre une excellente nouvelle que je me dois de partager avec vous ! Vous connaissez ma passion pour la littérature parfumée au sens  littéraire comme figuré. Vous savez aussi mon amour pour la Maison Guerlain et encore plus pour ses nez.

Il y a deux jours, je viens de lire que Jean-Paul Guerlain nous ferait le plaisir de publier un nouveau livre ! Après le fabuleux « Les routes de mes parfums » que j’ai lu avec délectation à sa sortie et que je continue régulièrement à parcourir, le dernier parfumeur de la dynastie des Guerlain, a décidé de nous conter les histoires à l’origine de toutes ses créations olfactives. « Parfums d’amour » nous dévoile donc les coulisses  des parfums les plus emblématiques comme Samsara, Habit Rouge, Vétiver et Spiritueuse Double Vanille.  Selon l’ancien nez maison, toutes ses créations sont un hommage à la femme qu’il aime ou admire.

La plume poétique de Jean-Paul Guerlain est accompagnée des aquarelles de Marc Lacaze qui avait déjà su si joliment mettre en scène les voyages olfactifs du créateur de parfums.

« Parfums d’amour » est assurément le livre de la rentrée que j’attends avec impatience !  Les textes romantiques et sensuels de l’auteur me laissent souvent songeuse et rêveuse, j’ai l’impression de faire la route avec le parfumeur et de découvrir avec lui toutes ces merveilleuses épices et fleurs cultivées et recueillies au bout du monde.

Petit bonus non négligeable, ce nouvel ouvrage est accompagné d’un vaporisateur de sac de Spiritueuse Double Vanille, l’un de mes parfums préférés ! Vous vous doutez bien, que je courrai acquérir ce livre dont la simple évocation m’a transportée d’enthousiasme !

« Parfums d’amour » est publié aux éditions du Cherche-Midi et paraîtra en avant-première le 1er octobre en boutiques  Guerlain avant d’être distribué dans les librairies à travers l’Hexagone à la fin du mois.

Le prix est de 58 Euro.



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L’odeur de l’été

22 août 2010 at 12:07 (Impressions olfactives) (, , , , , , , , , , , , )

A peine écrit, le titre me semble incongru. Rien d’étonnant à cela quand on songe au temps qu’il fait ces jours-ci… Devant mes yeux s’étale un paysage grandiose… noyé sous la pluie. Quand je pense qu’il y a une semaine à peine, je me visionnais allongée sur une chaise longue, protégée du soleil par une étole et de la crème solaire, alternant contemplation béate de la nature luxuriante et lecture romanesque…Ah, mon rêve s’est hélas effondré la nuit dernière sous les assauts vigoureux d’une pluie torrentielle…

Je cherchais le calme et l’inspiration à la campagne mais je comptais avant tout me préparer en douceur aux vacances en bord de mer, habituant progressivement ma peau diaphane aux caresses ardentes du soleil d’été.

J’espérais aussi me gorger d’odeurs estivales…J’aspirais à retrouver les sensations que dégage une peau chauffée par le soleil, les parfums suaves et onctueux des fruits lourds et murs à croquer, l’odeur un peu âcre de l’herbe sèche… Je comptais assainir et purifier mon nez grâce à l’air de la campagne puis le « saturer » d’odeurs sucrées, aromatiques et solaires…

Au lieu de cela, mes poumons inspirent profondément l’air moite et humide d’une jungle continentale, l’odeur de la lavande et du foin coupé se transforment en senteurs métalliques et boisées légèrement putrides. J’aime l’impact olfactif que peut avoir la pluie sur la végétation environnante mais au printemps ou à l’automne point en été. J’ai l’impression d’avoir fait un voyage dans le temps et l’espace et d’avoir atterri au mauvais endroit au mauvais moment.

Le ciel semble avoir entendu mes prières silencieuses car les nuages s’éparpillent, la pluie s’affaiblit et le soleil tente une percée timide. Mais ce n’est point aujourd’hui que je retrouverai les douces odeurs de l’été.



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Les Rives de la Beauté

12 août 2010 at 11:24 (Evènements autour du parfum) (, , , , , , , , , )

La beauté futile? Loin de là! Utile/futile, légère/profonde, cachée/visible, locale/internationale, culturelle, cultuelle, artistique… La beauté est tout cela à la fois… et bien plus!

Si preuve il faut, l’évènement Les Rives de la Beauté constitue un témoignage important démontrant les différentes facettes de la beauté en nous dévoilant ses multiples visages… Parce que je m’intéresse à la beauté au-delà de ses apparences, je multiplie les initiatives me permettant de la découvrir sous différents angles. La première édition des Rives de la Beauté qui a eu lieu en septembre 2009, a pour moi été l’occasion idéale pour multiplier les expériences esthétiques, culturelles, ludiques et sensorielles liées à ce domaine tant convoité!

Si l’automne dernier, l’évènement a connu un beau succès, j’en ai certainement été l’une des visiteuses et participantes les plus assidues et enthousiastes! Vous vous rappelez peut-être mes mini-reportages (sur un autre blog) sur les différents ateliers, salons et conférences auxquels j’ai assistés! Cet évènement est une belle opportunité pour tous les protagonistes de la beauté de faire preuve de créativité et d’explorer de nouvelles perspectives inédites!

C’est donc avec une certaine impatience que j’attends la deuxième édition des Rives qui aura lieu du 15 au 19 septembre 2010 à Paris.
Ce que je peux vous dire dès à présent, c’est que le programme est plus qu’alléchant! Oui, je suis fière de le dire, j’ai connaissance de certains éléments… avant les autres! C’est ça quand on est une supportrice fervente!😉

Pour vous donner un aperçu exclusif , voici ce qui nous attend de beau:

– des ateliers multisensoriels autour du parfum, du maquillage et de soins… et des saveurs…
– des expositions mêlant différents univers artistiques liés au domaine de la beauté grâce à des expériences inédites. De beaux mariages entre le design et le parfum par exemple (cf. mon article du 20 juillet 2010)
des rencontres et débats avec des parfumeurs qui se plieront à vos questions le temps d’une après-midi
des concepts innovants développés particulièrement pour l’évènement par des marques de niche (chut, c’est secret pour l’instant)
des ballades parfumées à travers la cité parisienne
des présentations de tendances beauté par des cabinets professionnels

etc.etc.

J’ai d’ores et déjà réservé ces 4 jours exclusivement à la découverte des Rives de la Beauté. Eh oui, il y a tellement de choses à faire, je ne voudrais en rater le minimum possible! A vos agendas! Bookez, bookez! Dès que j’ai de plus amples news, je vous en ferai part bien sûr, histoire de vous permettre de vous inscrire le plus vite possible aux différents évènements car les places seront limitées!

Source photo: Les Rives de la Beauté

http://www.rivesdelabeaute.com

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Untitled de Maison Martin Margiela

26 mai 2010 at 10:58 (Découvertes parfumées)

S’il existe un parfum que je pensais ne pas porter, il s’agit bien de celui-ci. Untitled de Martin Margiela, le premier parfum du créateur célèbre pour sa mode que je considère comme une oeuvre expérimentale intéressante mais peu portable.

Il ne faut jamais dire jamais. En fait, mon ton n’était point aussi catégorique lorsque j’ai émis la pensée, ou plutôt l’absence de pensée de porter Untitled. Un parfum sans nom, sans visage, dont le flacon est habillé sobrement de verre transparent jusqu’à mi-hauteur avant d’être blanchi d’un grand coup de pinceau. Un flacon aussi anonyme en apparence que son contenu. Le jus vert-clair m’a intriguée tout de suite ainsi que l’univers auquel il fait référence. J’ai pensé mode expérimentale, art abstrait et absinthe. Un monde que je ne cotoîe que de loin (de très loin pour la dernière composante).

Mais la légendaire curiosité m’a poussée à découvrir ce parfum que je soupçonnais pourtant ne pas me convenir. Le podium installé pour l’occasion au magasin Printemps il y a deux mois y a été pour quelque chose. Des conseillères en blouse blanche, une ou deux chaises en bois brut et peintes en blanc, des gros morceaux de tissus blanc par terre… On se croyait dans un lieu à mi-chemin entre atelier de peintre et laboratoire médical…

Conformément à mes espérances, le jus m’a surpris de suite! Inhabituel, étrange, original furent les premiers mots qui me vinrent à l’esprit. Séduisant, intriguant furent les seconds. Et la première phrase cohérente a suivi: je dois l’essayer au porter! Comme un vêtement qui nous fait de l’oeil par son excentricité mais qu’on n’ose imaginer sur soi pour la même raison.

Je l’ai porté dans un cadre de fraicheur et de verdure, une journée de Printemps, une occasion rêvée pour découvrir ce parfum très vert qui fait référence aux tendances olfactives des années 70. Parfum rétro et pourtant très moderne. Je l’ai ressenti comme un ovni dans la parfumerie actuelle si consensuelle.

Je n’ai jamais été adepte de ces fameux parfums verts qui ressurgissent à l’heure actuelle. J’ai changé d’avis il y a quelques mois. Untitled a certainement fait figure de tournant dans mon histoire olfactive. Il faut dire que plus je m’immerge dans cet univers, plus je m’ouvre à de nouvelles orientations parfumées.

Comment expliquer ce coup de foudre inattendu? Le jus m’a interpellée grâce à ses notes vertes, soutenues fortement par le vert buis et le galbanum, racine en vogue en parfumerie ces derniers temps. Après le premier choc émotionnel, la fragrance m’a apaisée avec ses notes florales tournant autour du jasmin et de la fleur d’oranger. Le cèdre et l’encens ont achevé de me séduire. Ce parfum qui se veut unisexe, se féminise sur moi grâce à son coeur floral. Il me semble particulièrement adapté à ma personnalité pour ses aspects à la fois doux et sensuels et intriguants et fascinants.

Untitled, un parfum sans nom ni visage qui semble être fait pour tout le monde ni personne, sait s’adapter à la personnalité de chacun pour révéler notre essence secrète.

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Voyage d’Hermès

21 mai 2010 at 9:42 (Voyages olfactifs)

C’est si bon de partir en voyage! Qu’il soit réel ou virtuel, n’oubliez pas d’emporter avec vous le tout nouveau parfum d’Hermès si justement nommé Voyage. Non, il ne s’agit aucunement d’une page de pub. Je ne touche pas de commission d’Hermès. Si je vous parle aujourd’hui de ce parfum, c’est que j’ai eu un coup de foudre pour cette essence.

Ah, j’avoue avoir succombé aux mots, quoi de plus facile lorsqu’ils sont poétiques. Jugez plutôt par vous-mêmes:

Les voyages sont comme des ailes, un moyen de changer de dimension. Soyez des voyageurs de l’imaginaire. Laissez jaillir toutes vos idées, formulez vos rêves. Hermès réalisera l’un d’entre eux. Je ne peux qu’approuver ces phrases en grande rêveuse qui se respecte. Quoi de plus naturel pour moi d’avoir voulu découvrir ce parfum?

Après avoir parcouru les océans, traversé les continents, je me contente (temporairement) des voyages imaginaires… Jusqu’à la prochaine escapade. En attendant, Voyage d’Hermès m’accompagne dans mes pérégrinations fantasmagoriques…

Au-delà du message véhiculé par la marque au travers de ce parfum, j’adhère à son enveloppe matérielle tout comme à son jus.

Le packaging a été particulièrement conçu pour permettre d’emporter le parfum partout avec soi… et donc en voyage. Mais au-delà du côté pratique, le design sobre peut aussi évoquer une boussole qui nous guide lors de nos séjours lointains… Le designer Philippe Mouquet a voulu reproduire un étrier. En faisant basculer le capot métallique du flacon, c’est tout comme si on mettait le pied à l’étrier pour s’échapper à dos de cheval…

Parlons contenu à présent. Jean-Claude Ellena dit avoir eu quelques difficultés à traduire un voyage en parfum. Traduire l’action en odeur n’est pas évident. Le mouvement, l’action est ici transcrite en élan glacial, quelque chose qui gifle et vous pousse à partir. Le parfum se veut à la fois masculin et féminin, frais et chaud, léger et tenace ainsi que linéaire et rond…

J’ai tout à fait pu ressentir ce que Jean-Claude Ellena a souhaité exprimer à travers ce parfum. Si je le porte avec autant de plaisir, c’est qu’il m’évoque tout un monde haut en couleurs et à la fois transparent. Proche de moi et lointain, me poussant à me dépasser ou à m’approcher d’un lieu rêvé ou d’un but fixé…

Ce parfum transporte dans tous les sens du terme. Je m’envole avec lui sur les ailes de mon imagination, je parcours mon univers fantastique en pensées. Je vois le jus tout aussi bien sur une femme que sur un homme mais quand je le porte il me paraît évident qu’il m’est destiné. Son côté frais, presque froid et métallique au premier abord, semble se réchauffer au contact de la peau. Pure évocation de l’esprit au départ, l’essence se matérialise en se mêlant aux effluves délicates de la peau. Elle prend corps, se développe, s’assoit, gagne en assurance et en personnalisation. Comme nos rêves et nos projets se distinguent les uns des autres et nous sont propres.

Voyage d’Hermès est un parfum extrêmement individualisable. Tant au niveau de l’imaginaire projeté qu’au niveau des notes olfactives inscrites sur la peau. Un tatouage parfumé unique en quelque sorte.

La construction olfactive le classe parmi les parfums boisés-floraux musqués. En tête, virevoletent des notes citronnées et épicées. Le départ est très frais tout en donnant tout de suite un aperçu de la personnalité du parfum, tout en apparentes/fausses contradictions. Le coeur plutôt floral s’épanouit en toute légèreté grâce aux notes de thé vert et d’hédione. Enfin, il s’arrondit avec caractère. Les muscs blancs et les bois blancs y jouent un grand rôle.

Le parfum est dit mixte mais sa signature est assez féminine sur moi probablement grâce au coeur floral le composant. Comme de coutume, je suis séduite par les créations olfactives de Jean-Claude Ellena qui réussit avec brio ce jeu de transparences si caractéristique de ses parfums.

Voyage d’Hermès est innovant et en même temps tout à fait ancré dans l’héritage de cette ancestrale maison de luxe. Le voyage a toujours fait partie des valeurs intrinsèques de cette marque de sellier.   » Les racines d’ Hermès, ce sont les jambes d’un voyage en mouvement. elles ne sont pas plantées dans la terre, elles galopent.” dit-on au sein d’une des plus grandes maisons de luxe françaises.

Quoi de plus adapté alors, de sortir un parfum-hommage au voyage?

Voyage d’Hermès existe en flacons rechargeables de 35 ml (environ 60 Euros) et 100 ml (90 Euros). Recharge de 125 ml à 75 Euros. Bravo pour ce concept écologique encore trop rare chez nos parfumeurs!

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Marie Antoinette- voyage olfactif enchanteur des sens

20 mars 2010 at 12:43 (Découvertes parfumées) (, , , , , , , , , , )

Les amateurs de parfums rares et confidentiels vont se régaler! Que vous soyez Parisiens ou touristes de passage, prenez le temps de visiter cette petite boutique située dans une petite rue près de la place du marché Sainte-Catherine.

Le quartier du Marais regorge de surprises en tout genre et je suis étonnée de voir toutes celles qui m’échappent encore malgré mes promenades poussées. J’ai tendance à me perdre (volontairement) dans le dédalle des ruelles et petits passages, en quête d’une charmante adresse que je pourrais découvrir.

Me voici donc arrivée, tout à fait par hasard, devant la boutique MarieAntoinette, rue d’Ormesson. J’aperçois la vitrine du côté opposé de la rue, et sa mise-en-scène m’attire. J’avoue arpenter avec régularité les allées des grands magasins, mais rien ne me séduit plus qu’une petite boutique blottie entre deux ruelles ou perchée au sommet d’une petite colline… Celle-ci est située près d’une place de marché entourée de brasseries et de petits restaurants.

Je traverse la rue et pousse donc la porte. J’ai bien vu de loin que les trésors proposés relevaient du domaine du parfum, mais aucune effluve ne s’échappe de l’intérieur… Pour le moment je me contente du plaisir visuel. Mon regard a été accroché par les emballages tantôt kitsch tantôt rétro des savons fabriqués artisanalement et des flacons joliment ouvragés de facture ancienne…

Je suis accueillie par deux charmants messieurs. L’un, le créateur Antonio de Figueiredo, nous quitte rapidement… »Enfin seuls », me murmure le gentleman restant avec un petit clin d’oeil. Je joue le jeu avec un sourire. Mais passons aux choses sérieuses…

Mon regard ère de droite à gauche, effleure les produits si joliment mis-en-scène. Bougies, papiers à parfumer, parfums, savons, laits pour le corps et gels douche… La boutique a beau être petite, les tentations ne manquent pas!

L’envie me prend alors de mettre à contribution mon nez et de commencer la découverte olfactive. J’explique que je connais certaines marques de parfums présentées comme Parfum d’Empire, Les Parfums de Rosine ou Robert Piguet (certains plus ou moins bien d’ailleurs), mais que d’autres me sont tout à fait inconnues. J’aperçois des savons estampillés Claus Porto 1887 dont même le nom ne m’évoque aucun souvenir, à part une petite connotation allemande, confirmée par le monsieur gardien du temple.

On me présente cette marque portuguaise établie par un Allemand en 1887 à Porto. Selon la légende, cette maison fut la première au Portugal à fabriquer des savons et des parfums. Elle compte aujourd’hui parmi les plus prestigieuses du pays.

Le créateur de la boutique MarieAntoinette, Antonio de Figueiredo, Portuguais de naissance, a souhaité introduire cette marque en France et la faire connaître à un public averti ou amateur. D’ailleurs, parlons pendant quelques instants des motivations de Monsieur de Figueiredo. Quelle était l’idée à l’origine de la création de la boutique? Visiblement, Monsieur aime les senteurs et parfums d’exception et a voulu partager ses coups de coeur avec une clientèle amatrice de beaux parfums au caractère rare et authentique. Il a baptisé sa boutique MarieAntoinette en hommage à sa grand-mère, qui créait ses propres fragrances… Le concept original se fonde sur un désir de remettre à l’honneur une parfumerie d’excellence à la française. De Figueiredo propose ainsi à la fois des produits émanant de vieilles maisons françaises telles que P. Frapin et Cie, Robert Piguet et Parfums d’Orsay et des produits aux racines portuguaises bénéficiant d’une réputation séculaire comme Claus Porto ou Castelbel Porto. Mais on y trouve aussi des créations plus récentes telles que Parfums d’Empire par exemple. Le point commun entre chaque marque séléctionnée, étant toujours cette quête d’excellence, un savoir-faire souvent ancestral, des méthodes artisanales et un choix de matières premières hautement qualitatives et pour la plupart naturelles.

Je ne vous conterai point les histoires de chaque marque présentée dans cette ancienne cordonnerie, cela prendrait trop de temps, toutefois l’une ou l’autre Maison fera certainement l’objet d’un futur article.

Revenons à présent à mon expérience olfactive… Le calme du lieu et l’accueil attentionné encouragent à prendre son temps pour découvrir ces merveilleuses créations. Je me laisse dans un premier temps guider par les choix du Monsieur qui me présente ses préférences. Je découvre ainsi les bougies parfumées de Claus Porto, celles de Carrière Frères Industries inspirées d’un livre botanique (mention spéciale pour la senteur Lycopersicon Esculentunm-Tomate qui me fait penser au jardin de mon grand-père) et bien d’autres encore… Côté savons, je suis charmée par le packaging rétro des savons Claus Porto reprenant des motifs des années 30, ou le coffret évoquant des noms de prestigieux hôtels mais faisant en réalité référence à des légendes de boîte de nuits portugaises toujours de la même période historique (Majestic, Maxim…)…

Pour ce qui est des parfums, j’ai un coup de coeur pour les fragrances l’Humaniste de P. Frapin et Cie (un parfum très frais mêlant agrumes, cortège d’épices et une note évoquant le gin, que je verrai bien porté par mon homme et qui m’évoque Opus 1870 de Penhaligon’s) et 1270 (merveilleux parfum épicé qui s’ouvre avec gourmandise sur les notes d’orange confites, de pruneaux, de raisins, de cacao et de fève tonka, se tonifie en délicatesse grâce à la fleur de vigne, l’immortelle et le tilleul et s’arrondit en douceur avec le miel blanc, la vanille et le bois de gaïac. Une composition enveloppante et sensuelle, réconfortante et douce, délicieusement appropriée les froides nuits d’hiver…). J’ai humé ces fragrances avec un plaisir incomparable et me suis laissée rapidement envoûter par leurs compositions riches et facettées, originales et au caractère trempée mais intimistes… Point de sillage pour ces effluves… Il s’agit de parfums de peau qu’on ne peut percevoir qu’en s’approchant de la personne qui les porte.

Je suis également repartie à la découverte des parfums Robert Piguet, dont j’avais oublié quelque peu les senteurs, les ayant trop rarement respirées. Toutes celles que j’ai senties, évoquent un univers olfactif floral… plus ou moins épicé, gourmand, fruité ou aromatique… J’ai aimé Fracas et Visa mais ne me voit point les porter. Visa est un parfum oriental gourmand addictif censé ensorceller la gente masculine grâce à ses notes fruitées de pêche et de poire, fleuries de rose et d’ylang-ylang, lactées et gourmandes avec la vanille et le bois de santal…  tandis que Fracas est plus un parfum classique aux allures de femme sophistiquée qui séduit par son bouquet de fleurs composé des plus majestueuses du règne végétal comme la tubereuse, le jasmin, la rose, la jonquille, le gardénia…

Je suis repartie avec une crème pour le corps de la Maison Claus Porto parfumée à la lavande, le coeur léger, le nez frétillant et les yeux pleins d’étoiles… J’ai passé un excellent moment dans cette charmante boutique entourée de produits les plus intéressants et délicieux les uns que les autres… Je reviendrai très certainement continuer ce voyage olfactif enchanteur des sens…

En attendant, je vous invite, vous aussi, à pousser la porte de cette « caverne d’Ali-Baba aux milles senteurs » et vous enivrer des effluves rares et originales de Maisons anciennes ou marques contemporaines… Qui sait, vous trouverez peut-être la perle rare, le parfum qui vous sied à merveille, qui se fondra à votre peau avec distinction et vous fera succomber corps et âme…

www.marieantoinetteparis.fr

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